|
Plus inquiétant que le bruit des bottes.........
......Le silence des chaussons. |
A la question : " Le communisme a-t-il toujours un avenir dans la France d'aujourd'hui ?." que répondez vous ? |
Ce n'est pas parce qu'on a rien à dire... ... qu'il faut fermer sa gueule ! |
|
|
||
|
Le communisme a-t-il sa place dans la France d'aujourd'hui ? Oui
si on entend par communisme le mouvement de société qui
abolit l'état existant. Non si on entend par construction, dans
la France seule, d'une société communiste. Le
communisme a de l'avenir comme mouvement en marche pour abolir le
capitalisme, au terme d'actions variées, menées sur le long temps,
par toutes les forces et individuelles et collectives
qui ne veulent plus du capitalisme - en France, en Europe et dans le Monde
- et sont disposées à assurer ensemble les responsabilités d'un
appareil d'état qu'elles devront renouveler pour assurer une véritable
démocratie la plus directe possible. Le parti communiste français actuel ne me semble pas en mesure d'assurer cette orientation. Des efforts sans commune mesure avec ce que nous avons vécu dans le passé sont nécessaires de la part des citoyens et des forces progressistes L'avenir est toujours conditionné par des SI. Et c'est aux hommes et aux femmes de rendre les SI possibles. J'y prendrai ma part, encore pour quelques mois ? ou années ?
|
Jacky Gaubert PCF Montlouis.
Chers camarades,modestement je participe grâce a votre initiative sur Internet à ce débat sur "l'avenir du communisme". La phrase d'introduction de Claude est fondamentale et j'ajouterai l'homme dans son environnement. Le discours d'introduction de j Chabalier à l'hommage rendu a Guy Moquet devrait être publié à cette contribution car il est riche et résume l'espoir de cette génération à fonder un monde meilleure. Que reste -t-il 60 ans après de tout cela. Il me semble qu'il faut tracer un chemin qui soit le notre avec notre histoire sociale spécifique française de la révolution à nos jours et de cette histoire il y matière à parler d'un socialisme à la française. Le communisme a- t-il émancipé l'homme dans les systèmes qui ont existé et ceux qui existent aujourd'hui de façon totalitaire, la réponse est globalement non! Tous les crimes commis en son nom ont détruit la confiance que le peuple de France avait en nous. Qu'avions nous de commun avec le stalinisme pendant 40 ans et le kommintern? Aujourd'hui comment sortir de cette monstrueuse histoire,comment faire connaître la belle histoire de notre vision du communisme, comment être à nouveau porteur d'espoir et faire avancer nos projets pour réduire la misère,reconstruire les liens avec tous ceux qui veulent plus d'égalité etc.........en l'état d'élections en élections nous disparaissons tranquillement en souffrant de ne pas voir nos efforts aboutir. Oui il faudrait avoir l'audace de changer de nom en gardant la référence communiste,de sigle et surtout rassembler les communistes, car notre démarche d'ouverture n'a pas été comprise par beaucoup d'entre nous .Le programme était bon notre fonctionnement démocratique et respectueux de notre diversité d'appréciation, alors prendrons nous un virage, ou plutôt une voie nouvelle, gardant nos fondamentaux,l'héritage du pcf de 1920 à nos jours,l'humain dans tout nos combats a été notre ciment fondateur;personne peut le nier surtout pas le capital. Il faut à nouveau rassembler ,innover,rénover mais nous ne pourrons pas rester en l'état sinon le peuple au delà d'un succès d'estime nous poussera doucement dans quelques livres d'histoires du 20 siècle.
|
J.C. BOURBON,
D’abord, je me permets d’inverser le questionnement. Dans la France, mais aussi à l’échelle de la planète entière, le capitalisme n’a pas d’avenir puisque ce système promeut un développement au seul profit d’une minorité et, produisant de « l’anti-humain », mène finalement à la disparition de l’humanité. Alors, si l’on se place dans une démarche de survie, il faut bien imaginer un « autre système » d’organisation humaine. Est-ce le communisme ? C’est une hypothèse, valable à mon avis, puisque pour sortir du capitalisme, il n’y a pas d’autres propositions de changement profond et réel que « la mise en commun universelle des avoirs, des savoirs, des pouvoirs » (cf. réflexion de Lucien Sève du 07.11.07). La réponse, forcément négative, des tenants du régime capitaliste ne m’interpelle pas; ils sont les acteurs et profiteurs « malhonnêtes » d’un système qui leur va bien et sont donc logiques dans leur hostilité au progrès social. Nous n’avons pas les mêmes valeurs, comme dit l’autre…. Par contre, je suis réceptif aux opinions de ceux qui, bien que refusant le règne de l’argent-roi, doutent de la justesse et de la crédibilité de la démarche communiste. Je pense particulièrement à mes amis alter-mondialistes; eux aussi, qui ne sont pas intellectuellement malhonnêtes, disent pourtant et je les écoute : le communisme est obsolète puisqu’il a échoué. Ma réponse est celle des femmes et des hommes qui croient encore possible de transformer la société pour la rendre plus juste et plus humaine : le communisme n’a pas échoué puisqu’il n’a jamais existé nulle part. C’est une invention de « l’adversaire de classe ». En effet, comment peut mourir un corps qui n’est jamais né ? Les dirigeants des états du « socialisme réel », eux-mêmes, n’ont jamais prétendu avoir fait du communisme, ils prétendaient seulement réaliser une étape vers le communisme et ce fut, malgré le côté positif avec des progrès indéniables au plan social et les aides pour la libération des peuples colonisés, globalement un immense gâchis et un fiasco. Avec ce constat - et puisque les dirigeants en question se prétendaient communistes – il est difficile de nier qu’il y ait échec d’une forme de communisme. Pour ne pas renoncer à combattre le capitalisme et promouvoir un monde social, solidaire et de paix, il convient donc d’inventer un nouveau communisme. Mais si l’on ne se donne pas la peine de comprendre pourquoi le capitalisme a gagné (du moins momentanément) et d’en tirer les conséquences, il devient impossible de croire à une nouvelle espérance qui amènerait tous ceux qui ont le profond désir de changer la société, dans un sens plus social, plus démocratique, plus humain, à se retrouver et agir ensemble. Certains – j’en fais partie –croient à la possibilité d’un projet révolutionnaire de dépassement du capitalisme. Les tentatives d’adaptation (type social démocrate) pour le rendre plus social ou simplement plus humain, se sont soldées par son renforcement avec les conséquences finalement anti-sociales qui en ont découlé et l’ont rendu encore plus détestable.. Et comme il n’est pas dans l’état d’esprit d’un communiste, parce que c’est devenu plus difficile, de renoncer à « changer le monde », il faut bien envisager une alternative pertinente. Là, les choses se compliquent et l’on devine bien où çà coince. Le type d’organisation révolutionnaire qui a permis, à la fois, la venue d’un régime nouveau et son échec, est forcément obsolète, qu’on le veuille ou non. Conclusion : il faut donc bien inventer de nouveaux concepts de rassemblement des forces anticapitalistes. Des réflexions précédentes, il découle que vouloir continuer à prétendre porter un projet radical de transformation sociale, en conservant la matrice originelle, est une hérésie. Alors que faire ? Il faut cesser d’être sourd et aveugle, être capable de rupture avec une culture de parti ayant eu ses heures de gloire et d’immenses joies dans le passé et permit, en son temps, des avancées sociales significatives ainsi que des victoires dans les combats menés pour le progrès social et la libération des peuples, mais qui est devenue inadaptée à la situation présente. Il apparaît donc indispensable de faire le ménage dans tout ce qui agite nos neurones à ce sujet et de se remettre en question pour rester fidèle à l’esprit révolutionnaire qui nous anime. Il faut changer radicalement nos méthodes, nos structures et revaloriser nos idées communistes par des échanges, sans a priori ni volonté hégémonique, avec tous ceux qui ont les mêmes aspirations fondamentales. Il nous faut écouter les camarades qui ont des idées neuves sur la question du communisme et du parti, et pour sortir des schémas habituels de fonctionnement. En ce sens, lorsque l’on est à l’écoute du bouillonnement d’idées qui agite le « progressisme », on découvre des propositions pour construire une organisation révolutionnaire et démocratique, capable de fédérer et mobiliser les citoyens ouverts sur le combat contre toutes les formes d’exploitation et d’aliénation. Pour progresser dans cette alternative, il ne suffit pas d’entendre le point de vue de « l’autre », mais aussi d’intégrer sa réflexion dans la nôtre propre.sible, en élaborant ensemble cette force politique d’un type inédit, dans le respect des différences de vues sur la meilleure façon d’avancer, de relancer le mouvement émancipateur nécessaire à la réussite d’un monde nouveau : social, démocratique, humaniste, pacifiste, féministe, écologique, libertaire….. Vive
le communisme !
|