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Journée
mondiale de l'eau, le 22 mars 2007 : Déclaration de Marie-George Buffet
Cette
année, le thème de la journée mondiale de l'eau placée sous l'égide
de l'ONU est " faire face à la pénurie ". Alors que l'eau,
indispensable à la vie, devrait être reconnue comme bien inaliénable
actuellement 1,1 milliard d'êtres humains sont privés d'eau potable et
2,5 ne dispose pas d'assainissement. Chaque jour, 10 000 personnes meurent
pour avoir bu une eau polluée.
La
situation est si difficile que l'objectif des Nations Unies de réduire de
moitié d'ici 2015 le nombre de personnes n'ayant pas accès à l'eau
potable ne sera pas atteint. Plus que jamais, la gestion publique et démocratique
de l'eau devient une exigence mondiale. Sans amélioration significative,
l'eau risque comme le pétrole de devenir source de conflits géopolitiques.
L'eau n'est pas une marchandise. Elle doit être reconnue comme patrimoine
commun de l'humanité et gérée dans l'intérêt général. Malgré les
engagements pris à Johannesbourg, on enregistre peu de progrès en ce qui
concerne aussi bien la distribution et la qualité de l'eau que la
protection des milieux humides ou la réduction de l'utilisation des
produits phytosanitaires.
Je
pense que la France a un rôle important à jouer pour promouvoir
l'existence d'un droit inaliénable à l'eau, le formaliser clairement
dans les instances internationales auxquelles elle participe et le faire
respecter y compris pour les plus pauvres, au Nord comme au Sud. Dans
notre pays, la domination des grands groupes privés sur l'eau potable est
écrasante. Les consommateurs paient des sommes considérables alors que
la qualité de l'eau se dégrade. Pour sortir de cette logique
inacceptable, je propose d'engager, avec les collectivités locales, un
processus de ré appropriation publique des services de l'eau et de
l'assainissement.
En
France comme à l'échelle planétaire, il faut sortir de cette logique de
marchandisation pour aller vers une maîtrise sociale et publique de
l'eau.
Bureau
de presse de Marie-George Buffet,
candidate
de la gauche populaire et antilibérale
Marie-George Buffet au
Bundestag
Marie-George
Buffet au Bundestag (Berlin), le 9 mars, rencontre Oskar
Lafontaine et Grégor Gyzi, les deux co-président du groupe
Die Linke.
A
l’occasion du 50° anniversaire du Traité de Rome,
Marie-George Buffetera à Berlin vendredi 9 mars ou elle
participera, au Bundestag, à à la conférence internationale
« La gauche et l’avenir de l’Europe. Pour une
constitution de l’Union européenne, démocratique, de
liberté, sociale et de Paix »Ce colloque est organisé par
Oskar Lafontaine et Gregor Gyzi, députés etco-présidents du
groupe parlementaire Die Linke, avec le soutien du groupe
GUE/GVN du Parlement européen, présidé par Francis Wurtz.
Dans son intervention, Marie-George Buffet précisera ses
propositions sur l’avenir de l’Europe, pour un nouveau
Traité européen après le NON français au référendum sur
le traité constitutionnel européen. La présence de la
candidate de la gauche populaire et anti-libérale coïncide
avec la présentation par le groupe parlementaire Die Linke
d’une motion sur Airbus devant le Parlement allemand. A
cette occasion,Marie-George Buffet fera des propositions pour
le retrait au plan Power8 et pour une action concertée à
l’échelle européenne qui défende l’emploi et
l’industrie aéronautique.
Lieu
: Paul-Löbe-Haus, Bundestag, Berlin
10h40
: Allocution de Marie-George Buffet
12h
: Conférence de Presse commune avec Oskar Lafontaine et
Fausto Bertinotti président de l’assemblée nationale
italienne et du Parti de la gauche Européenne.
Hier, jeudi 1
er mars, je suis allée signer le « contrat » proposé
aux candidat-e-s par ACLEFEU. Certains, à cette occasion ont
fait de leur venue en Seine Saint Denis un événement !
Pour moi ce n’en est pas un ; j’y vis et j’en suis députée.
Par contre, l’événement
réside dans le fait que ces jeunes aient réussi à porter
leurs exigences sur le devant de la scène politique et
signifier ainsi leur capacité à faire bouger les choses en forçant
le débat de la présidentielle. Pour ma part, je n’en doutais
pas ! Lorsque j’étais ministre de la Jeunesse et des
Sports, leurs prédécesseurs en affirmant qu’ils refusaient
d’être des « moins que rien » avaient obtenu un
plan de rattrapage pour l’école dans ce département, en
agissant de concert avec les nombreux élus communistes qui y
exercent des responsabilités. . Et depuis ils et elles ont été
de toutes les luttes pour se faire entendre. Et particulièrement
dernièrement contre le CPE. Bien sûr c’est aussi ici, dans
ce département, que des actes de violences contre des établissements
publics et des biens privés que l’on ne saurait excuser ont
été commis. Je ne suis pas d’accord avec cela. Mais, la
violence à l’ égard des jeunes de mon départemente n’est
pas plus excusable. Celle qui les stigmatise, qui en les
traitant de "racaille" justifie les discriminations
dont ils et elles sont l’objet ; à l’embauche, dans
l’accès aux formations de qualité, au logement. Les jeunes
d’ACLEFEU interpellent sur l’ensemble des choix politiques
à propos de ces questions. Et ils et elles ont bien raison. Les
jeunes et « la banlieue » ont besoin de moyens, d’égalité
et de liberté. Avec elles , avec eux je veux me battre pour les
obtenir.
Marie-George
Buffet,
Candidate à l’élection présidentielle
Il
faut un service public national du logement.
21
février 2007
Alors
que le débat à l’Assemblée Nationale a repris sur
l’opposabilité du droit au logement, le consensus de
façade sur cette question se lézarde, notamment sur la
question majeure des 20% de logements sociaux prévus par la
loi SRU.
De
retour sur le campement le long du canal Saint-Martin,
Augustin Legrand ne peut que constater que dans les faits,
rien n’est réglé. Dominique de Villepin lui défend
l’action de la ministre et explique que des solutions ont
été trouvé mais que d’autres SDF s’installent. C’est
bien la preuve qu’une véritable politique doit être
entreprise pour régler le problème du mal-logement. 1
Français sur 10 est en situation de réelle fragilité à
court ou moyen terme. 9 millions de personnes en France,
n’ont pas accès à un logement digne. Il ne suffit
évidemment pas de déclarer le droit au logement opposable.
Face à cette crise, l’Etat doit prendre ses
responsabilités et répondre à cette urgence vitale.
Marie-George Buffet propose : la
construction de 120 000 logements sociaux par an, de haute
qualité environnementale, à loyer modéré, jusqu’à
satisfaction des besoins. Un plan d’urgence avec
réquisition des logements vacants.
L’augmentation
des petites structures pour les sans-logis bénéficiant
d’un accompagnement sanitaire, social et psychologique
renforcé.
Une
Sécurité sociale du logement dès le premier logement avec
une garantie du risque locatif pour l’accès et le maintien
dans un logement décent. Revaloriser les aides au logement,
faire baisser le coût du logement, le limiter à 20% des
revenus du foyer.
Faire
appliquer la loi SRU avec 20% de logements vraiment sociaux
dans toutes les communes. Les maires hors la- loi deviennent
inéligibles. Mettre
en oeuvre le « droit au logement décent
opposable » à l’État.
Revenir
à un budget logement égal à 2% du PIB, à une aide à la
pierre. Supprimer les cadeaux fiscaux aux plus riches qui
louent à des loyers inaccessibles ! Mobiliser le
système de financement de l’argent public collecté pour le
logement social (Livret A, Caisse des Dépôts et des
Consignations, etc.). Retrouver le taux du 1% logement. Taxer
la spéculation foncière et immobilière.
Pour
une réelle politique de coopération avec l'Afrique
le
lundi 19 février 2007
Le
sommet France-Afrique s'est tenu, à Cannes la semaine passée. Une
tout autre politique de coopération de la part de la France et de
l’Union européenne doit être menée vis à vis de ce continent.
Les Africains attendent des projets qui répondent à leurs attentes,
à leurs besoins.
Au
Mali, j'ai pu constater lors de ma visite une Afrique qui se bat et
qui agit pour construire son développement. Le rôle de
l'Organisation mondiale du commerce qui défend une économie
ultra-libérale doit être combattue. Cette mondialisation n'est pas
celle que l'on souhaite. Elle ne fait que maintenir l'Afrique dans un
état de post-colonialisme où ses besoins alimentaires, économiques
et sociales ne sont pas pris en compte. Ce continent est pauvre à
cause de ses richesses, car nous les pillons. Il est temps de
renforcer des partenariats utiles. Des efforts sont déployés par des
ONG et des collectivités territoriales françaises pour faire reculer
la misère en Afrique. Ce fléau pousse aujourd'hui de plus en plus
d'hommes et de femmes à migrer, conséquence d’un ordre économique
mondial injuste.
Des
milliers de jeunes Africains sont morts ces dernières années, pour
avoir tentés de rejoindre l'Europe et la France. Leur seul tort :
le désir de partir pour vivre mieux. Oui, il y a de la colère contre
la politique menée par la France en matière d’immigration et
contre les politiques de coopération menées depuis des décennies.
Il faut mettre fin avec les pays d’émigration à l’exode de la
misère et assurer la liberté de circulation et la régularité du séjour
des migrants. Des « quotas » ne feraient que renforcer le
pillage en faveur des pays développés. Ils sont encouragés par des
employeurs qui cherchent une main-d’oeuvre sans droits et à bon
marché. Elle amènerait également une fuite des "cerveaux" :
docteurs, ingénieurs, chercheurs.
La
politque actuelle sur l'imigration est inhumaine et les solutions
administratives répressives et inefficaces. L'exemple du squatt de
Cachan démontre l'abération des projets gouvernementaux à l'égard
des sans-papiers. Des rafles sont mêmes effectuées le soir à Paris,
là où les plus démunis viennent chercher de quoi se nourrir, à la
soupe populaire et aux Restos du coeur. Est ce cette sociéte que nous
souhaitons?
0000000000000000000
COMMUNIQUE DE PRESSE
Proche-Orient: la modification du tracé du
Mur serait
un nouveau fait accompli contre la paix La décision serait sur le point d'être
confirmée, le Premier ministre israélien, répondant à la demande
des colons, a annoncé une modification du mur d'annexion en
territoire palestinien pour y inclure deux nouvelles colonies, enfermant du
même coup 20.000 palestiniens dans un ghetto. Le parti
communiste français condamne une telle décision. Si celle-ci
était suivie d'effet, cela constituerait un
nouveau fait accompli contre
l'idée même d'un règlement politique négocié
et contre l'exigence de
l'édiffication d'un Etat palestinien viable, dans
les frontières de 1967 comme les résolutions de l'ONU le prévoient.
La France et ses partenaires européens ne peuvent
laisser passer une
telle décision sans réagir. Nul ne peut prendre
la responsabilité de ne
rien faire quand s'accumulent ainsi, jour après
jour, les causes d'une
confrontation majeure au Moyen-Orient où les
crises se cumulent
dangereusement. Les discours ne suffisent plus
quand les risques sont
aussi graves. L'engagement français pour une Conférence
internationale
de l'ONU sur le conflit du Proche-Orient doit se
concrétiser d'urgence
par des initiatives précises et concrètes. Et
par le rappel immédiat de
l'exigence du respect du droit.
Parti communiste français
Paris, le 2 février 2007

COMMUNIQUE DE PRESSE Paris, le
31 janvier 2007
Marie-George
Buffet,Candidate de la gauche populaire et antilibérale
Chômage
: Défendre le monde du travail de ses prédateurs..
Derrière
la satisfaction du gouvernement par la voix de son premier ministre,
Dominique de Villepin, le chômage demeure absolument .
massif en
France.
Le chiffrage officiel du gouvernement rend invisibles des millions
d'hommes et de femmes, privés d'emploi, « radiés » des listes,dispensés
ou « déboutés ». Fait sans précédent, la publication de l'enquête
emploi 2006 de l'INSEE a même été repoussée à l'automne, du
fait de « résultat calamiteux ».La précarité continue à
progresser malgré le retour de la croissance,entraînant les
salaires vers le bas, handicapant la croissance et l'essor si nécessaire
des qualifications. Face au chômage on ne peut se permettre ni démagogie,
ni demi-mesure, ni manipulation.
Il faut
viser son éradication. Pour y parvenir, je propose de transformer
l'utilisation des fonds publics, du crédit bancaire et des
profits des entreprises. Ce sont les charges financières qui tuent les entreprises aujourd'hui. La course au profit à court terme des
actionnaires et des banques agit comme un poison à mort violente pour
des dizaines d'entreprises chaque jour. La flexibilité n'est pas une
solution. Elle encourage les attitudes prédatrices des banques
et des actionnaires, en précarisant l'ensemble du monde du
travail et impose une mobilité de rejet pour les salariés. La
gauche doit avoir l’audace de s’inscrire dans la perspective d’unesociété
sans chômage ni précarité. C’est dans la construction
progressive d’un système de sécurité d’emploi ou de formation que
je propose aux français de s’engager. Pour cela il faut des
moyens financiers et de nouveaux pouvoirs pour les salariés
ainsi qu'une responsabilisation sociale des entreprises. Ce système
permettrait à chacun et à chacune une mobilité choisie entre emploi
stable et correctement rémunéré et formation pour un meilleur
emploi, dans la sécurité de droits et de revenu relevés
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Intervention
de Marie-George Buffet à l'occasion de sa rencontre avec les syndicali
stes à Montreuil, mardi 20 mars 2007
«
Au cours d'un débat avec plus de 400 syndicalistes issus de cinq
organisations syndicales différentes, 400 hommes et femmes travaillant
dans tous les secteurs de la vie économique, j'ai pu vérifier combien
ces salariés et ces fonctionnaires étaient partagés par une même am
bition :Devant les menaces qui pèsent sur l'avenir de leur métier, face
à la dégradation de leurs conditions de travail, tous et toutes ont la même
volonté d'être écoutés.
Tous
et toutes ont la même envie d'être utiles à leurs collègues comme au développement
de leur métier. Tous et toutes montrent le même attachement à leur
travail et à la reconnaissance de son utilité sociale. Tous et toutes développent
des propositions particulièrement riches pour leur entreprise.
Mais
aucun n'est jamais véritablement entendu. Aucun n'est entendu parce que
trop souvent, le code du travail, les droits des salariés et de leurs
représentants ne sont pas respecté Aucun n'est entendu parce que trop
souvent, les choix de gestion de leurs entreprises ou de leurs services
publics sont dominés par des logiques financières et comptables, à
mille lieux des besoins éc
onomiques et sociaux de notre peuple. Aucun n'est entendu, avec toutes les
conséquences que l'on connaît : le démantèlement de notre industrie et
des services publics, la baisse du pouvoir d'achat des salariés et de
leurs familles, la désertification de régions entières touchées par
des années de crise et de repli de l'Etat.
Cette
situation doit cesser. Les actionnaires, les patrons, les serviteurs du
grand capital ne peuvent continuer à décider seuls du sort de nos vies,
de notre pays. La démocratie et la citoyenneté doivent rentrer dans
l’entreprise comme l’entreprise doit être au cœur de la démocratie.
Dans cet esprit, je suis évidemment favorable à ce que toute loi
concernant la modification du code du travail soit précédée par une négociation.
Mais
les règles de la conclusion des accords doivent changer. La validité
d'un accord social ne doit reposer que sur la règle de l'accord
majoritaire en voix. La définition de la représentativité des
organisations syndicales et patronales doit être désormais fondée sur
le résultat d'élections démocratiques. Je sais qu'un débat existe
quant au type d'élection qui doit être pris en compte. Ma position n'est
pas fermée à ce propos. Ce qui importe est que le processus de mesure de
la représentativité concerne tous les salariés, ceux des grandes
entreprises comme ceux des PME, ceux du privé comme ceux de la fonction
publique, qu'il permette d'établir une nouvelle situation de représentativité
dans un délai raisonnablement court, qu'il atteste de l'implantation réelle
des différentes organisations syndicales dans les entreprises et dans les
branches. Sur ces bases, nous examinons de manière ouverte les différentes
propositions en présence et souhaitons que les organisations syndicales
puissent elles-mêmes aboutir à une proposition rassembleuse.
A
partir de cette démocratisation des relations sociales, je crois en la nécessité
d'aller bien plus loin dans le rôle devant être reconnu aux
organisations syndicales. Les syndicats, et à travers eux les salariés,
doivent disposer du pouvoir d'intervenir dans la définition des stratégies
des entreprise
s. Ils doivent se voir reconnus un droit suspensif sur les licenciements
collectifs avec la possibilité de présenter des propositions
alternatives qui feront l'objet d'un processus de débat approfondi avec
les directions d'entreprise mais aussi les territoires et l'Etat, les
élus et les populations. Ils doivent être en mesure d'opposer aux stratégies
financières de leurs directions des choix de développement durable de
l'acti
vité, de l'emploi, des salaires et de la recherche. La reconnaissance de
ces nouveaux pouvoirs constituerait un immense progrès démocratique.
Mais elle aiderait aussi à fonder notre développement économique sur
d'autres bases que celle des profits, de la rentabilité financière et du
mépris des salariés.
C'est tout l'enjeu de cette campagne : continuer la fuite en avant
dans le libéralisme et la destruction de notre économie, ou bien se
donner les moyens nécessaires pour éradiquer le chômage et répondre
enfin aux besoins humains. »
Marie-George
Buffet,Candida
te de la gauche populaire et antilibérale Paris, le 19 mars 2007.
Condamnation
des propos de Raymond Barre : La justice doit être saisie
L’ancien
premier ministre et ancien maire de Lyon, Raymond Barre s’est
roulé
dans la fange. En volant aux secours de la mémoire de Maurice Papon, le
préfet qui a envoyé des enfants juifs à la mort, lors d’une émission
de promotion de son livre sur France Culture, il remet en cause une décision
de justice.
En
dénonçant le « lobby juif », il enfreint la loi Gayssot. En
soutenant le sinistre Bruno Gollnisch, le provocateur et souvent condamné
numéro 2 du FN, il ferme une boucle bien mal odorante. Le danger de
l’extrême droite et de l’anti-sémitisme est toujours la. Il continue
d’imprégner durablement une partie de la droite française et de son
appendice centriste. Celle ci accueille décidément de drôles de
personnages. Maurice Papon, préfet de police pendant la répression
contre les algériens du 17 octobre 1961 ; le même Raymond Barre déplorant
la mort de « français innocents » lors de l’attentat de la
synagogue de la rue Copernic en 1980. C’est plus près de nous les
liaisons troubles de Charles Million l’ex dirigeant UDF passant des
accords secrets avec le FN pour garder la présidence de la région Rhône-Alpes.
Ces propos ignobles doivent être combattus. Ils doivent être sanctionné
par la loi.
Marie-George
Buffet,
Candidate
de la gauche populaire et antilibérale
Parrainages
pour J.M. Le Pen : les raisons honteuses de Nicolas Sarkozy.
7
mars 2007
L’annonce
par Nicolas Sarkozy qu’il se battra pour que Jean-Marie Le Pen ait les
parrainages nécessaires à sa candidature à l’élection présidentielle
soulève le cœur. S’il s’agissait sincèrement de réparer les conséquences
d’un système injuste fait pour bipolariser la vie politique de notre
pays et brider le débat, cela se saurait déjà : s’il l’avait
voulu, le Ministre de l’Intérieur aurait pu depuis longtemps faire
modifier la loi.

Il
n’est malheureusement pas difficile de comprendre les vraies raisons de
Nicolas Sarkozy. En prenant cette position, il chercher à se poser
faussement en démocrate. Il cherche à flatter le Front national pour
mieux draguer son électorat, tout en cherchant à éviter que cet électorat,
frustré, ne le sanctionne en se reportant plutôt sur ses adversaires. Et
le clou de la manipulation consiste, pour brouiller les pistes, à
annoncer qu’il fera de même pour O. Besancenot.
Nicolas
Sarkozy n’est pas un démocrate. Il est prêt à tout pour assouvir sa
soif de pouvoir, même à servir de marche-pied au candidat d’une
formation politique xénophobe dont le discours fascisant, raciste et négationniste
a été de nombreuses fois condamné par la justice.
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Ce
sont les candidats qui refusent les débats contradictoires
Une délégation
des initiateurs de l’ « Appel des journalistes de
l’audiovisuel public pour des débats contradictoires »* a
été reçue ce matin par Paul Nahon, Directeur de l’information
de France 3. Les journalistes lui ont remis les 10 000 premières
signatures (reçues sur les sites « bellaciao » et
« info impartiale »).
La délégation a
repris les revendications exprimées dans l’Appel : •
organiser des débats contradictoires entre les candidats avant le
premier tour ; • tendre encore plus vers l’égalité des
temps de parole pour les candidats représentants un courant
politique ; • faire appel lors des émissions à des
experts qui ne soient pas tous de pensée néo-libérale.
En toute
transparence, le Directeur de l’information a remis le tableau
des relevés des temps de paroles accordés à chaque candidat
depuis le 1er décembre pour les journaux télévisés et les
magazines (Royal 19,3%, Sarkozy 18,8%, Bayrou 15,7%, Buffet 7,6%,
Voynet 7,3%, De Villiers 7,2% , Le Pen 5,2%, Besancenot 3,1%,
Laguiller 2,3%……). Tous les candidats se sont exprimés sur
France 3. Il a rappelé que pour l’émission « Français
votez pour moi » ce sont les Rédacteurs en chef qui
choisissent les sujets traités, les citoyens sélectionnés et
les reportages diffusés.
Sur les débats contradictoires,
il a affirmé qu’il « adorerait en organiser. Nous avons
envoyé des lettres à tous les candidats pour leur proposer de débattre
entre eux et avec des citoyens. Tous, à l’exception de Marie
George Buffet, ont répondu non, ou ont affirmé qu’aux dates
proposées ils n’étaient pas disponibles. Buffet a raison, la
confrontation d’idées ce serait plus intéressant, plus démocratique. »
La délégation lui a demandé de rendre public ces refus
lors de la prochaine émission politique de France 3 afin que les
électeurs soient informés de ce déni de démocratie de la part
des candidats. (souligné
par nous)
Sur les experts
tous néo-libéraux, le Directeur de l’information a
reconnu « le manque de diversité des intervenants invités ».
Nous verrons si dans les prochaines émission le pluralisme des idées
sera ou non respecté.
Les
journalistes espèrent maintenant que les Directions de
l’information de France 2, RFO, Radio France, RFI et les
candidats interpellés vont les recevoir et pour ces derniers
accepter les confrontations demandées par les électeurs.
Pour l’heure seule Marie George Buffet a conclu un rendez-vous
avec ces journalistes.
Quand au CSA,
qui affirmait ce matin dans « L’Humanité » ne pas
« avoir été formellement contacté » par les
initiateurs de l’Appel, ces derniers ont renouvelé ce matin par
courrier leur demande d’entrevue déjà envoyée le 21 février
à Michel Boyon.
André Garcia (Grand reporteur, membre
salarié du Conseil d’administration de France 3) ; Alain
Vernon (Grand reporteur, Syndicaliste, France 2) ; Jean-François
Téaldi (Grand reporteur, Syndicaliste, France 3)
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Pour
la libération d'Ingrid Bétancourt : la autorités françaises
doivent montrer la plus grande détermination
22
février 2007
Voilà
cinq ans, au 23 février, qu’Ingrid Betancourt, citoyenne française,
est prisonnière, otage de la guérilla en Colombie... Cinq ans
de cauchemar pour elle, pour sa famille et pour ses proches.
J’ai entendu sa fille, Mélanie, appeler le gouvernement français
à « prendre ses responsabilités ». Je comprends
cet appel et l’angoisse qu’il recouvre. C’est aussi
l’expression légitime d’un espoir. Une issue positive reste
possible.
Les
autorités françaises doivent peser de tout leur poids et
montrer la plus grande détermination. D’abord pour empêcher
une intervention militaire en s’opposant aux appels du Président
colombien Alvaro Uribe qui menace de façon consternante d’en
arriver à cette dangereuse extrémité. Celle-ci serait fatale
pour les otages. La France devrait aussi prendre les initiatives
nécessaires pour que s’enclenche un processus de vraies négociations
entre toutes les parties concernées, y compris
l’administration américaine qui jusqu’ici a soutenu les
autorités colombiennes dans leur refus de toute négociation
pour un échange humanitaire.
La
libération d’Ingrid Bétancourt et de l’ensemble des
prisonniers serait un acte important pour l’issue du conflit
qui déchire la Colombie depuis plus de quarante ans. La France
a des moyens pour agir.
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Se
donner les moyens de combattre la fraude
Paris,
le 20 février 2007.
Le
premier rapport du Conseil des Prélèvements Obligatoires
confirme l’ampleur de la fraude Il souligne qu’elle est
avant tout le fait des entreprises notamment, au plan fiscal,
en ce qui concerne la TVA et l’impôt sur les sociétés.
.
La fraude sur la TVA est massive, essentiellement
intra-communautaire. Elle est le fait de grands groupes qui
tirent parti, pour cela, des mécanismes mis en place avec
l’acte unique européen et l’ouverture du marché unique.
Plus généralement, l’importance de la fraude fiscale est
directement liée à l’insuffisance des moyens en vérificateurs.
Paradoxalement,
le rapport propose d’aggraver cette situation en allant vers
un model anglo-saxon dont la logique est de substituer des
« coups » sur les « contribuables les plus
à risque » aux véritables contrôles de fond.
Je
propose l’inverse. Il faut donner à l’administration
fiscale, les moyens d’assumer sa mission. Il ne faut pas réduire
mais augmenter le nombre de vérificateurs bien formés. Cela
exige une volonté politique qui manque depuis des années.
Marie-George Buffet,candidate de la gauche populaire et
antilibérale
Report
du comité du groupe Airbus : Réaction de Marie-George Buffet
Avec l'annonce du
report du comité de groupe Airbus, le conseil
d'administration d'EADS a été contraint de prendre en compte
les luttes,le développement du mouvement social en France et
en Allemagne après le succès des mobilisation dans les deux
pays le 6 février dernier et la journée d'action prévue
pour demain.
Alors que la question du niveau de l'engagement des états
dans la composition du capital est posée, la poursuite de ses
orientations se heurte au chacun pour soi et à la volonté de
chaque pays de ne pas supporter les sacrifices et leurs conséquences
économiques, sociales et politiques.
Comme je l'indiquais dans une déclaration commune avec Oscar
Lafontaine,ces projet de la direction interviennent dans un
contexte marqué par la perspective d'un doublement de la
flotte mondiale dans les 20 années à venir. Dès lors, il
faut établir un moratoire suspensif pour mettre immédiatement
en débat les solutions alternatives proposées par les salariés.
S'agissant d'une industrie aussi structurante pour nos pays,
les Etats doivent prendre leur responsabilité et, par leur
participation augmentée au capital, avoir une influence
directe sur la stratégie d'entreprise d'EADS .Marie-George
Buffet,Candidate à l'élection présidentielle
Que les femmes décident
!
Marie-George
Buffet le vendredi 2 février
2007
Le 11 février
aura lieu au Portugal le référendum pour dépénaliser l’avortement.
L’opinion politique d’Alain Duhamel est bien connue et depuis
longtemps
J’aimerais
pouvoir voter la bas pour participer à la décision permettant aux femmes
portugaises d’avoir le droit de choisir leur maternité. Je suis
franchement révoltée devant ces lois hypocrites qui le répriment.
Pourquoi hypocrite ? Parce que tout le monde sait bien qu’une femme
qui au fond d’elle même ne peut pas assumer une maternité, cherchera
à trouver une solution par tous les moyens, y compris au péril de sa vie
. Et ces mêmes moralistes savent très bien aussi qu’elles mettent
ainsi leur vie en danger si cela ne peut se faire légalement. Et puis, ce
sont les mêmes qui n’hésitent pas à refuser aux femmes le droit
d’avorter au nom de la défense de « la vie » et qui
militent pour le rétablissement de la peine de mort ! Je garde en mémoire
le contact avec ces gens quand ils ont monté un commando anti IVG contre
le centre dirigé par Joëlle Brunerie Kauffman à l’Hôpital Béclère
de Clamart ! Le sinistre Xavier Dohr chef du commando et membre du
Front National avec ses acolytes n’avaient pas hésité à insulter ni
molester Joëlle au moment même de leur procès à Nanterre.
La société
ne peut avancer sous la coupe de ces personnages. Ici et là bas, au
Portugal, comme dans tous les pays, elle avancera par le droit des femmes
à choisir. Avoir un enfant est un tel bonheur que personne ne doit avoir
le droit d’empêcher aux femmes de vivre cet événement comme une joie.
Et donc de pouvoir en décider. Alors d’ici le 11 février, pensons très
fort aux femmes portugaises et souhaitons pour nous, pour elles et avec
elles, obtenir un succès.

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